LA VIE DANS LA SOCIETE LORRAINE INDUSTRIELLE
La meilleure description des conditions de vie qui devaient régner dans l'usine et dans les minières qui en dépendaient se trouve dans le chapitre << les travailleurs du fer >> du livre des frères Bonneff:  
LA VIE TRAGIQUE DES TRAVAILLEURS. 
J'en ai reproduit ici de large extraits. 
Ce qu'on peut ajouter, relativement à l'usine de Godbrange est un commentaire sur les manutentions du coke. 
Comme la voie ferrée normale s'arrêtait au pied des haut-fourneaux, il ne pouvait pas être déchargé directement dans des accumulateurs 
Le coke arrivait à l'usine dans des wagons tombereaux avec des portes latérales. Sur certaines cartes postales, on en remarque des montagnes. 
Le déchargement devait se faire à la pelle ou à la fourche. Il fallait en décharger une centaine de tonnes par jour quand les deux haut-fourneaux fonctionnaient ensemble. Il était ensuite repris pour être chargé dans des berlines qui étaient poussées à la main jusqu'à une bascule puis vers le pied du monte-charge.  
 
LE RYTHME DE TRAVAIL.  
 
Le personnel posté travaillait en deux équipes de 12 heures: de six heures du matin à six heures du soir et vice et versa. Tous les quinze jours, pour changer d'équipe, il travaillait 24 heures sans interruption. Cette coutûme de doublage de la journée conduisait à un surmenage désastreux pour l'ouvrier. 
L'homme qui a achevé sa semaine <<de jour >> le dimanche à 6 heures du soir, commence immédiatement sa semaine << de nuit >> sans désemparer. Il travaille donc - sans repos, ni sommeil - du dimanche à 6 heures du matin au lundi à la même heure. 
 
SALAIRES 
 
Le livre est daté de 1908.  
Les salaires sont donc à comparer au coût de la vie cette annnée là.